Vous avez reçu des fessées quand vous étiez enfant ? Attention, danger !

Vous avez reçu des fessées quand vous étiez enfant ? Attention, danger !

Une étude publiée dans la revue américaine Pediatrics vient de relancer le débat concernant la fessée. Selon les chiffres de cette étude, la fessée favoriserait l’apparition de troubles mentaux à l’âge adulte !

La fessée a la cote

Même si la majorité des associations dédiées au bien-être de l’enfant déconseillent la célèbre « fessée », près de la moitié des parents avouent continuer à punir physiquement leurs enfants. Les études vont même jusqu’à avancer le chiffre impressionnant de 90%, pour indiquer le pourcentage de mères ayant, à un moment ou à un autre, eu recours à la fessée.

Une étude sérieuse

Menée auprès de 635 adultes par des chercheurs canadiens, cette étude avait pour but de mesurer l’impact des fessées et châtiments corporels sur l’évolution de l’individu. Bien entendu, cela n’incluait pas les sévices physiques dits « sévères », du registre de la maltraitance. Au final, 2 à 7% des individus qui ont reçu des fessées lorsqu’ils étaient enfants ont développé des pathologies mentales. Des chiffres, certes peu élevés, mais toutefois alarmistes si on les applique à la masse d’individus concernés à travers le monde.

En outre, l’étude évoque aussi d’autres dommages sur le long terme : une augmentation de 41% du risque d’état dépressif ou de 59% du risque de conduites addictives (alcool, drogues, etc.).

Pour Tracie Afifi, responsable de l’étude à l’Université de Manitoba, « il est important que les parents prennent conscience du lien entre la fessée et la possibilité de développer des pathologies mentales. Il est aussi primordial que les pédiatres et autres prestataires de soin prennent ce lien en compte ».

L’éternel débat

« La fessée, et par extension la notion de châtiment corporel, est un débat qui divise » nous dit Charlotte Garrel, pédopsychiatre. « C’est une pratique légale, dans la mesure où elle ne renvoie pas à une maltraitance de l’enfant. Il faut bien distinguer la fessée des coups. Mais il faut avoir conscience qu’une tape, même si elle n’est pas prodiguée avec force, reste un message fort que l’enfant peut ou non assimiler » explique la pédopsychiatre. D’autres études que celle qui vient de paraître avaient déjà mis en avant le fait que les enfants dont les parents avaient eu recours à ce type d’éducation, avaient développé davantage de comportements violents à l’âge adulte. C’est donc une pratique loin d’être anodine.

Pour vous, la fessée est-elle nécessaire dans l’éducation de l’enfant ?