Une shopping addict dépense 500 000 dollars en vêtements

Une shopping addict dépense 500 000 dollars en vêtements

Dans la vie, il y a des gens qui ont un placard à chaussures, et d’autres qui ont carrément des pièces qui leurs sont réservées ! C’est le cas pour cette enseignante de cinquante ans qui vient de faire ses comptes. Le montant de la facture ? 500.000 dollars.

On ne connaîtra que son prénom, Monte. Son nom de famille restera secret. Car les rélévations de cette américaine choque, et elle le sait. En dix ans, cette enseignante à la retraite avoue avoir consacré près de 500.000 dollars à sa passion pour le shopping.

Dans sa maison située à Tulsa, en Oklahoma, difficile de s’y retrouver : vêtements, accessoires et mobilier ont envahi le moindre centimètre carré disponible. « Certaines personnes mangent jusqu’à en mourir, moi j’emmagasine des objets » confie Monte au détour d’une interview téléphonique.

Le point de départ de cette frénésie d’achats se situe en 2002, lors du divorce de Monte. « C’était très douloureux » dit-elle. A l’époque, elle cumulait deux emplois, celui de professeur d’éducation physique et de de professeur de sciences, tout en élevant son fils. Sa seule occupation ? Faire les boutiques à la sortie du travail à la recherche de bonnes affaires. Un petit plaisir coupable, sans conséquences au départ. Mais les choses ne tardent pas à déraper : « J’aime marchander… Alors si je sentais qu’il y avait une bonne affaire à faire, je ne lâchais rien, j’en avais besoin ! ».

Quelques années ont suffi à faire de Monte une véritable addict. Chaque sortie était synonyme d’achats compulsifs, et il n’était pas rare qu’elle rentre d’une simple balade avec une dizaine de nouveaux sacs. « Il y avait tellement de vêtements et d’objets sur mon lit et dans ma chambre, que je ne pouvais même plus me coucher normalement ! » confesse-t-elle. Ainsi, quand les médias se sont intéressés à son cas (une émission lui sera bientôt consacrée aux Etats-Unis), Monte avouait ne plus avoir dormi dans son lit depuis près de 10 années.

Aujourd’hui, elle tire un bilan très triste de cet épisode, tant sur le plan financier que personnel. Son fils, Chase, a beaucoup souffert de vivre avec une mère acheteuse compulsive : « Grandir avec un collectionneur est sans doute la pire chose possible, cela m’a brisé ». Longtemps le jeune garçon a gardé la dépendance de sa mère secrète, évitant même d’inviter des amis dans cette maison invivable, qui ressemblait davantage à l’entrepôt d’un grand magasin.

Prise en charge pas un spécialiste, Monte cherche aujourd’hui des solutions à sa dépendance. « Ce type de dépendance au shopping affecte les personnes qui ne sont pas sûres d’elles-mêmes » explique Avril Lane Benson, la psychologue qui suit de près le cas de Monte. « Le traitement commence par répondre à des besoins réels. Lui apprendre à estimer ce dont elle a vraiment besoin et trouver un moyen de se le procurer. Les clés de sa guérison reposeront sur l’amour, l’affection. Mais aussi sur un travail sur l’estime de soi » conclut-elle.

Mélanie Bel © Pampa Presse