Que mangera-t-on dans 20 ans ?

Que mangera-t-on dans 20 ans ?

Et si nous étions amenés à nous passer de la viande telle que nous la connaissons ? C’est la probabilité qu’évoque des journalistes de la BBC à travers une récente enquête. En cause, la flambée des prix qui devrait voir doubler le prix de la viande d’ici une décennie…

La viande est une importante source de protéines. 56 % des Français en mangent moins de 45 g par jour, soit moins de 315 g par semaine, alors que 20 % en consomment plus de 70 g par jour. Et cela représente une vraie part du budget des consommateurs, comme en témoigne Lydie, mère de famille : « Nous ne pouvons pas manger de la viande tous les jours, nous n’en avons pas les moyens. Je fais en sorte que les enfants en aient dans leur assiette 3 fois par semaine ». Si, à l’heure actuelle, le coût de la viande semble déjà bien élevé, les choses ne devraient pas aller en s’arrangeant. Ainsi, les scientifiques planchent sur des « substituts », qui devraient arriver dans l’assiette des consommateurs dans les prochaines années…

La viande de laboratoire

C’est aux scientifiques néerlandais que l’on doit cette solution futuriste : de la viande créée in vitro. Conçue à destination des astronautes, cette viande de synthèse reproduirait en tout point les valeurs nutritionnelles d’une viande classique. Sa production aurait, en outre, le mérite de réduire significativement les gaz à effet de serre contrairement à la production de viande classique.

La petite bête qui monte

Les insectes ont la cote dans déjà bien des pays. De l’Asie à l’Afrique en passant par certains restaurants expérimentaux, nombreux sont les témoignages qui relatent les saveurs et les textures de ces petites bêtes… Aux Pays-Bas, le gouvernement a d’ailleurs choisi d’investir près d’un million d’euros dans la recherche sur la consommation d’insectes et prépare un cadre légal pour en développer la culture. Les nutritionnistes sont formels : on retrouve dans certains insectes des apports nutritionnels similaires à ceux de la viande. Leur culture est moins coûteuse, leur empreinte carbone est nulle, et il existe près de 1400 espèces comestibles à travers des préparations diverses…

Mais l’avenir n’est pas que dans la consommation en elle-même, il est aussi dans la façon de consommer. D’ici quelques années, vous devriez voir apparaître dans vos habitudes alimentaires des aliments qui chantent. De la musique dans nos assiettes ? Et pourquoi pas… Une étude menée à l’Université d’Oxford nous démontre que les sons que nous entendons pendant que nous mangeons influencent notre perception du goût ou de la fraicheur des produits. Certaines entreprises réfléchissent déjà à la conception d’emballages capables de produire des sons ou qui inviteraient le consommateur à écouter certaines musiques plutôt que d’autres lors de sa dégustation.

Rafaële Réal © Pampa Presse

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