Quand Glamour ressuscite les morts

On savait déjà que le monde de la mode pouvait se montrer glacial et impitoyable. Sous les strass et les spotlights, on s’accommode difficilement des états d’âme, mais jusqu’à quel point le rêve justifie-t-il les moyens ?

Visage figé dans le reflet glacé d’une page de magazine, Daul Kim, jeune mannequin de 20 ans, sourit à la vie. Pourtant, la jeune femme a choisi de mettre un terme à son existence il y a trois ans de cela, et son suicide reste encore dans les mémoires des fashionistas puisque le mannequin était loin d’être une inconnue : de Chanel à Christopher Kaine, la jolie asiatique avait su imposer sa silhouette et son doux visage sur les catwalks du monde entier.

C’est une terrible dépression qui aura pourtant raison de la joie de vivre de la belle, qui déclarait sur son blog, avant de se pendre en 2009, que « Au plus je gagne, au plus je suis seule. Je me sens comme un fantôme ». Retrouvée morte dans on appartement parisien, le sort de Daul Kim avait ému la bulle mode, dans une période où de nombreux autres mannequins avaient choisi à leur tour de mettre fin à leur vie, à l’image d’Ambrose Olsen ou de Tom Nicon, ou encore de Noémie Lenoir qui, contrairement à ses camarades, avait finalement pu être secourue à temps. Daul Kim n’aura pas eu cette seconde chance.

Pourtant, l’édition américaine du magazine Glamour l’a maladroitement fait renaître de ses cendres en publiant des photos du mannequin dans son numéro d’août. Photographiée par Mark Leibowitz, la jeune femme apparait en jean dans un dossier fashion consacré au célèbre pantalon. Une démarche que les responsables du magazine peinent à expliquer, invoquant une malheureuse erreur et s’excusant auprès des proches de Daul Kim. Et si le porte-parole du magazine indique que « Toute la rédaction a eu le coeur brisé en apprenant la nouvelle », reste que le mal est fait et nous rappelle à quel point, dans l’univers de la mode, un clou chasse l’autre…

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