Au secours, mon enfant est un casse-cou ! Conseils pour maman flippée

Maman de championVotre enfant a tendance à courir partout, grimper sur tout… et n’en est pas à sa première chute ? Il est curieux et a l’air de n’avoir peur de rien. Bref, si on vous demandait, vous diriez qu’il est casse-cou n’est-ce pas ? Cela vous inquiète un peu ? Voilà quelques pistes pour vous aider à mieux appréhender le caractère turbulent de votre loulou !

Casse-cou, Kesako ? C’est grave docteur ?

« Votre enfant grimpe sans arrêt sur son armoire ? Il aime sauter du canapé au fauteuil du salon malgré votre interdiction ? Tourner sur lui-même jusqu’à l’étourdissement (et la chute le fait mourir de rire) ? Il marche à peine mais court avec conviction ? » On peut dire que cette définition de Yannick, éducateur spécialisé et spécialiste des casse-cous, ressemble étrangement à la description de votre petit.
Votre question récurrente est : « pourquoi mon enfant est-il turbulent, casse-cou ? » (et pas un ange de sagesse qui écoute tout ce qu’on lui dit ? Pourquoi ?!) :

« Ce qui est certain, c’est qu’un enfant cherche d’une manière ou d’une autre à explorer et interpréter le monde qui l’entoure. Il va y découvrir des repères et des limites auxquels les parents contribuent beaucoup. Mais l’enfant se construit lui-même et a besoin d’expérimenter les choses pour savoir de quoi il s’agit concrètement. La prise de risque en fait partie. C’est grâce à celle-ci que chacun d’entre nous a appris à marcher, courir ou à faire du vélo après quelques chutes plus ou moins graves. Et pourtant, nous nous sommes tous relevés, poussés par l’envie d’y arriver. Certes cela nous a valu quelques bosses mais cela nous a tout de même rapprochés de notre objectif », nous rassure Yannick.

Notre conseil numéro 1, voyez les choses du bon côté : votre enfant est curieux, il a envie de découvrir le monde et c’est un signe de bonne santé morale… Voilà donc de quoi se réjouir !

Conseil numéro 2 : vous devez être le moteur mais aussi les limites de cette curiosité : encouragez-le (à remonter sur son vélo, à se relever lorsqu’il est tombé…) tout en lui apprenant le danger qui l’entoure. Comme le dit notre éducateur spécialisé : « Le rôle du parent sera de prévenir du danger bien sûr mais surtout, et autant que possible, de « nourrir » son enfant en recherche d’expériences à sensations. »

Concrètement, comment je gère mon enfant casse-cou ?

« En ville, l’endroit idéal pour répondre à sa témérité est le jardin d’enfants. Faire un tour dans la cabane en bois à étage ou sur la bonne vieille cage à poules puis en sauter pour atterrir dans le sable... Remonter le toboggan à l’envers n’est pas si dangereux dans la mesure où personne n’en descend, et qu’un adulte assure à côté…Si vous n’êtes pas une habituée de ce genre d’endroit, essayez, vous verrez que votre bambin trouvera le moyen de se défouler en sécurité !
Il pleut et votre enfant casse-cou tourne en rond et s’agace ? Un tapis en mousse voire de camping peut être une bonne alternative à une initiation aux acrobaties dans sa chambre. Au niveau des activités en club, il existe l’initiation à l’escalade à partir de 5 ans. Le baby gym ou gym (gars comme filles) peut être adapté aussi. » Merci Yannick !

Conseils numéro 3… :
laissez-le s’exprimer, se défouler ! Si vous êtes à son écoute et si vous répondez à ses besoins, vous serez vite rassurée par ses acrobaties.

« Enfin, d’une manière générale il ne faut pas mélanger prise de risques et mise en danger (inconscience). Elles peuvent s’additionner mais la mise en danger peut aussi prendre le dessus sur la prise de risques. Pour les enfants, l’intégration de la notion de danger orientera les prises de risques. Accompagner l’enfant casse-cou dans ses cascades est un bon moyen de réduire les chances d’accidents mais l’interdiction sans raison expliquée ne fera qu’amplifier sa curiosité pour peut être l'amener à transgresser les règles et à se mettre en danger. »

Enfin, Yannick nous confirme ce que toute maman flippée a besoin d’entendre : Notre conseil numéro 4 : accompagnez-le ! Aidez-le s’il le faut, il doit apprendre à repérer ses limites et, surtout, avoir conscience du danger qui l’entoure.

Accompagner son petit, lui apprendre les limites, lui inculquer la conscience du danger, le laisser se défouler en l’inscrivant à des cours de cirque ou d’escalade… Voilà qui peut vous aider à mieux gérer le côté casse-cou de votre enfant. Comme le dit Yannick, « soyez inventifs mais surtout réceptifs. Souvent, nos enfants nous donnent les réponses à nos questions de parents. » Et avouez-le, s’il était trop calme, cela vous inquiéterait, non ?