Les plats préférés des français

« Pouvez-vous m’indiquer, parmi les 41 plats suivants, quels sont ceux que vous préférez ? ». C’est à cette question TNS Sofres (pour le magazine Vie Pratique Gourmand il y a déjà plusieurs mois) qu’un échantillon d’environ 1000 personnes, âgée de 18 ans et plus, a dû répondre. Ce classement, ou plutôt ces classements (car les réponses ont également été déclinées en fonction des catégories sociodémographiques comme l’âge, la région, la profession….) sont à la fois surprenants et… rassurants. En effet, dans le top 20, on trouve de nombreux plats « nutritionnellement » corrects !... 

Le Grand vainqueur, toutes catégories confondues, est… le magret de canard !...
Ce filet goûteux est également en bonne position en matière de nutrition, depuis que des chercheurs ont dévoilé la surprenante richesse nutritionnelle de la viande de canard en mettant l’accent sur ses vertus bénéfiques pour la santé. Les habitants du Sud-ouest mangent certes gras, mais ils ne présentent pas pour autant plus de maladies cardio-vasculaires que d’autres : les observateurs ont appelé cela le « French paradox », le paradoxe français, et soupçonnent notamment le canard d’en être responsable.



Le 2ème est une autre surprise… les moules frites !...
Les Français ont-ils entendu le Programme National Nutrition Français qui préconise de manger au moins 2 fois par semaine des produits de la mer ? Tant mieux, car poissons, crustacés et autres coquillages apportent des éléments essentiels à notre corps. Les moules sont non seulement riches en protéines d’excellente qualité, mais elles renferment également une mine incroyable d’oligo-éléments pour un prix défiant toute concurrence. Quant aux frites, essayez celles dites « au four » : elles seront donc environ 2 fois moins grasses que les frites « classiques ».

Mais le 2ème pour les habitants de l’est de la France, n’en est pas une (de surprise) car il s’agit de la choucroute
La choucroute, c’est avant tout… du chou !.. Ce légume s’enrichit en pro biotiques lors de la fermentation liée à la recette de la choucroute : coupé en lanières, le chou est mis au sec dans une saumure, à l’abri de la lumière et de l’air. C’est ce procédé de fermentation qui modifie le goût mais qui renforce aussi les qualités nutritionnelles du chou. Mais pour que ce plat reste « diététique », attention à ne pas trop forcer sur la charcuterie. Pensez également aux aliments plus légers comme le poisson (haddock par exemple) ou les coquillages.

Le 3ème est rempli de soleil : le couscous
On ne présente plus ce plat, et pourtant, il a parfois mauvaise presse car il est « jugé » trop lourd, et c’est bien dommage, car il est l’exemple même d’un plat complet. Légumes, viandes et féculents, le tout dans un même plat, c’est pratique et succulent. Bref, ce plat est complet et on est rassasié des heures durant sans avoir envie de grignoter. Si on évite en plus les parties grasses du mouton, si on ne se contente que d’une seule merguez et si on n’exagère pas sur l’Harissa (souvent préparée avec de l’huile), ce plat, contrairement aux idées reçues, n’est pas gras.

Qui laisse au pied de podium un plat traditionnel : la blanquette de veau
La blanquette de veau est toujours appréciée par les fins gourmets. La recette de son succès ? : une garniture simple (champignons, carottes, oignons grelots, légumes divers et printaniers…), des aliments savoureux (veau, crème fraîche, citron) et une recette assez simple à réaliser. Accompagné de riz, ce plat est complet et équilibré.

4ème ex éco, le steak frites, reste toutefois le plat préféré pour la catégorie « employés, ouvriers »
Bonne nouvelle, car il ne faut pas oublier que la viande, et principalement le bœuf, avec ses 20 à 25 g pour 100 g, est très riche en protéines de qualité irréprochable. Ces dernières sont utiles à toutes les étapes de la vie cellulaire : fabrication, structure, renouvellement, défense…Sans oublier les vitamines du groupe B, dont certaines, comme la B12, ne sont présentes que dans les viandes et produits d’origine animale. Quant aux frites, accompagnez-les de légumes (feuilles de salade, ratatouille, tomates cuites….) pour alléger la « note » calorique et apporter des fibres.

Le 10ème est le pavé de saumon, alors que les femmes le placent sans hésitation en 2ème position
Le saumon frais, tout comme la sardine ou le maquereau, est classé dans la catégorie des poissons gras,. Faut-il pour autant le bouder de son assiette ? Surtout pas !.. D’ailleurs, le PNNS, sur sa recommandation « consommer au moins deux repas de poissons par semaine », ajoute, « dont au moins 1 un poisson gras ». Pourquoi ? Car l’intérêt prioritaire des poissons gras réside dans la présence d’oméga 3 dans leurs chairs, acide gras réputé notamment pour la prévention des maladies cardio-vasculaires et l’entretien des cellules nerveuses.

La place 12 est attribuée aux endives au jambon
Un des plats les plus simples, rapides et économiques de ce « hit parade », mais qui ne laisse pas la diététique indifférente. Ce plat apporte en effet un bon quota de fibres (qui donnent à l’endive sa texture ferme et croquante), des sels minéraux (potassium, phosphore, fer) des vitamines (du groupe B notamment), des protéines de bonne qualité, du calcium (grâce à la béchamel et au gruyère si vous le faite gratiner)… Sans oublier qu’il s’agit d’un plat qui peut faire aimer les légumes aux plus jeunes…

2ème pour les – de 35 ans (qui ont préféré toutefois la raclette) et 17ème au classement général : la pizza
La pizza un plat équilibré ? Cela peut faire sourire, et pourtant, tous les aliments de sa recette de base (pâte à pain, olives, tomate et autres légumes, fromage et jambon) possèdent un intérêt nutritionnel : sucres complexes, calcium, protéines, fibres, minéraux… Ensuite, à chacun de gérer les quantités et les apports de chaque aliment. Disons qu’elle est plus digeste lorsqu’elle est « classique » (Régina, Margherita,  ou alors faîte « maison », en privilégiant ainsi les végétaux comme les champignons, brocolis, maïs, olives, cœurs d’artichaut, poivrons et bien sûr les tomates, même en concentré), les fruits de mer, les charcuteries maigres (jambon blanc, viandes des Grisons, filet de bacon…).

En 18ème, on retrouve un classique : les spaghettis à la Bolognaise
Les pâtes sont des féculents, en général riches en glucides complexes (amidon). Le Plan National Nutrition Santé (PNNS) recommande de manger des féculents à chaque repas ce qui contribue à assurer un apport suffisant de glucides complexes et ainsi prolonger la satiété entre deux repas. En revanche, variez votre manière d’agrémenter les pâtes car il y a une grande différence entre des spaghettis à la Bolognaise (au coulis de tomate et à la viande hachée) et celles à la Carbonara (à la crème et aux lardons) !..