Les perles du bac 2012, mention fous rires !

Les perles du bac 2012, mention fous rires !

Stress ou connaissances trop aléatoires, les raisons d’une mauvaise copie peuvent être nombreuses ! Mais heureusement, elles nous font bien rire…

Alors que les épreuves de rattrapage se poursuivent jusqu’à mercredi pour des milliers de candidats, les résultats du cru 2012 font la joie des enseignants (et des parents !) avec un taux de réussite en hausse dans presque toutes les filières. En effet, 703.059 candidats sur la ligne de départ (90% présents au final) se disputent un taux de réussite de 79,3% au bac général à l’issue du premier groupe d’épreuves, 69% au bac technologique et 68,8% au bac professionnel.

Pour être admis à cet examen instauré par Napoléon en 1808, il faut obtenir la moyenne de 10 sur 20, alors qu’une moyenne de 8 sur 20 ouvre les portes du rattrapage. Petit coup de projecteur sur les perles du bac 2012 qui méritent un 20 sur 20 mention fous rires !

Côté philosophie, les étudiants étaient amenés à s’interroger notamment sur la notion du travail. « Travailler, est-ce seulement être utile ? », une question à laquelle beaucoup ont apporté une réponse très… personnelle.

Il y a le lycéen pragmatique :  « On constate que tous dans la société ne travaillent pas pour être utiles. Certains travaillent aussi pour leur plaisir. Les prostituées par exemple joignent l’utile à l’agréable. »

Le lycéen qui joue la carte de la franchise : « En ce moment, j’ai pas franchement l’impression d’être utile à quoi que ce soit et pourtant je travaille dur pour avoir une bonne note en philosophie pour mon bac. »

Ou le lycéen plus malin que les autres (enfin…) : « Descartes avec le cogito, soit le « je pense donc je suis » nous montre que si je pense être utile je le suis ».

Mais il y a aussi, toujours côté philosophie, les outsiders qui ont planché sur la question du désir : « Peut-il exister des désirs naturels ? ».

L’occasion de se rappeler que le lycéen peut parfois être un peu dépressif : « Selon Rousseau, il vaut mieux rêver ses désirs plutôt que les satisfaire. C’est pour cela qu’il a toujours vécu seul et malheureux. »

Ou le lycéen qui n’a pas dû sortir beaucoup du 16ème arrondissement de Paris : « Les désirs naturels varient. Par exemple, pour une famille vivant en Afrique, les désirs naturels seront de dormir et de manger car l’Afrique vit encore de manière sauvage. Mais pour un Français bien plus évolué, ce sera d’avoir une voiture, une machine à laver et une très grande garde-robe. », qui doit sûrement copiner à la récréation avec le lycéen en provenance directe du Moyen-âge : « Le désir d’enfant pour une femme est naturel, donner la vie est dans l’ordre des choses, c’est instinctif d’avoir une progéniture. Les femmes qui n’en veulent pas, ou pire qui choississent l’abominable assassinat en avortant, sont donc des êtres pervertis. »

En Histoire, heureusement, nos chères têtes blondes ont remonté le niveau. Entre le lycéen résigné (« Une fois mort, Kennedy ne pouvait plus y faire grand-chose.« ), le lycéen qui n’est pas dupe (« La guerre froide en résumé, c’est l’histoire de deux super puissances super armées mais qui n’avaient pas les couill** de s’en servir : au lieu de ça, ils ont passé leur temps à se balancer des avions en papier. »), le lycéen qui boit trop de Fanta (« L’ONU est une institution qui permet au pays riche de contrôler les pays pauvres tout en douceur. Cela évite des guerres et des morts, ce qui est plutôt positif.« ) et le lycéen qui se rattrape aux branches comme il peut (« Attention, il faut bien noter que les classiques et les néoclassiques ne voient pas le monde de la même façon. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard si le héros de Matrix porte le prénom Néo.« ), la palme revient néanmoins au plus lucide d’entre tous : « De nombreuses crises nucléaires ont déjà frappé les humains par le passé, par exemple lorsque les dinosaures ont disparu de la Terre. »

Enfin, rassurez-vous, il reste au moins des scientifiques en herbe pour protéger l’humanité : « Le test de l’eau potable est un test destructif. C’est-à-dire que pour savoir si une eau est potable, il faut la boire et regarder si on ne meurt pas. Si on meurt, c’est dommage, parce qu’on ne pourra pas faire d’autre test ».

Heureusement, quelques années d’études supplémentaires sont à prévoir après le baccalauréat…