Hommes / Femmes : quand les fantasmes diffèrent…

Hommes / Femmes : quand les fantasmes diffèrent…

Ce n’est un secret pour personne, hommes comme femmes ont des fantasmes sexuels. Et même si l’on s’en doutait un peu, les deux sexes fantasment sur des choses différentes. La preuve grâce à une étude de l’Université de Grenade.

En effet, des chercheurs de l’Université de Grenade viennent de publier les résultats d’une étude menée au sujet des fantasmes. Ainsi, on apprend que si les femmes fantasment aisément ( et plusieurs fois par mois) sur des moments et pratiques « agréables » en bonne compagnie, les hommes, eux, s’inscrivent dans une démarche plus exploratoire : ainsi, la promiscuité sexuelle, l’échangisme ou les orgies reviennent plus fréquemment dans leurs réponses. Mais est-ce vraiment surprenant quand on sait qu’il a été démontré qu’un homme avait, en moyenne, une pensée sexuelle toutes les 7 secondes ?

Des fantasmes assumés, d’autres non

Cette étude a été menée auprès de 2250 sujets espagnols, dont les âges varient de 18 à 73 ans, et qui sont installés dans une relation hétérosexuelle depuis au moins 6 moins.

Presque tous les interrogés ont confié avoir fantasmé sur l’idée d’une expérience sexuelle « agréable », alors que 80% avouent avoir songé à des pratiques plus surprenantes, voire peu admises. Ainsi, les femmes du panel ont évoqué le fantasme d’un « rapport sexuel contraint » (attention, ne pas confondre avec le viol, ce rapport sexuel contraint serait scénarisé avec un partenaire choisi), scénario qui s’est manifesté à nouveau au moins une fois dans le parcours de vie des participantes à l’étude. Les hommes, eux, évoquent l’idée d’un rapport homosexuel. Bien sûr, ces « fantasmes » ne sont pas nécessairement mis en pratique, mais relèvent de désirs le plus souvent refoulés.

« Les fantasmes font partie d’un mode de vie sain, ils sont nécessaires à la vie psychique et sexuelle » explique Marine Gastaldi, sexologue. « La libido est le reflet de notre état de santé, de notre humeur, de notre bien-être. Le fantasme est donc l’indicateur que tout va bien, tant qu’il ne bascule pas dans la sphère pathologique » poursuit-elle.

Quand le fantasme devient pathologie

« Le fantasme devient une pathologie quand il s’insinue de manière douloureuse dans la vie de l’individu. Par exemple, il devient perturbateur au quotidien, dans sa vie personnelle ou dans sa vie professionnelle. Il est important de s’en rendre compte pour ne pas se laisser dévorer par le fantasme » nous explique notre sexologue. Et les risques sont nombreux : passages à l’acte, problèmes avec la loi, rupture avec son entourage. On comprend mieux le sens de l’expression « Cultiver son jardin secret ». « Le fantasme est un espace de soi à soi, réaliser ses fantasmes est souvent à la base d’une grosse déception. Ce ne sera jamais comme on l’imagine » conclut Marine Gastaldi.

Et vous, pensez-vous qu’il est bon de réaliser ses fantasmes ?

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