Entrepreneurs : la prise de bec ne s’arrête pas au mouvement des Pigeons

En dix jours, le mouvement des pigeons s’est imposé comme un acteur clé du débat sur la politique économique et fiscale du gouvernement. Si les 70 000 entrepreneurs mécontents ont en partie été entendus, l’envolée polémique ne dégonfle pas pour autant. Editorialistes, politiques et chefs d’entreprise alimentent les prises de bec. Dernièrement c’est Audrey Pulvar, rédactrice en chef des Inrocks, qui s’est faite recadrer par Patrick Robin, fondateur de l'agence de Social Marketing 24h00.fr. Terrafemina fait le point avec l’intéressé. Entrepreneurs : la prise de bec ne s’arrête pas au mouvement des Pigeons


Terrafemina : Dans une tribune parue sur le Huffington Post, vous répondez à l’édito d’Audrey Pulvar, rédactrice en chef des Inrocks, qui attaquait le mouvement des pigeons. Vous faites allusion au « malaise des entrepreneurs ». D’où vient-il selon vous ?

Patrick Robin : Le malaise ne date pas d’hier, et encore moins du 6 mai 2012. Mais il s’est sans doute accéléré ces derniers mois. Quand Fleur Pellerin déclare « En France, il y a toujours eu un problème avec l’argent (…) il y a sans doute un petit problème avec la réussite » et qu’Audrey Pulvar s’autorise à la brocarder je la défends et cela même s’il peut m’arriver d’être parfois en désaccord avec notre ministre des PME et du Numérique. Quand on est ministre et socialiste il faut une certaine dose de courage et d’honnêteté, s’émanciper de tout dogme, pour énoncer haut et fort un tel constat.

Tf : Pensez-vous que ce malaise soit profond ?

P. R. : Oui le malaise est profond. Les entrepreneurs sont souvent stigmatisés, assimilés aux grands patrons et aux abus de certains alors que 80% des patrons de PME font partie de la classe moyenne. Les entrepreneurs et les investisseurs sont fatigués de n’avoir aucune visibilité, aucune stabilité fiscale. Les 3 millions d’entrepreneurs ne se réveillent pas tous les matins en se demandant où ils vont bien pouvoir s’installer pour payer moins d’impôts. Ils se demandent simplement comment ils vont pouvoir faire leurs échéances, comment ils (...)

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