Brûlée sur tout le crâne après une décoloration

Une femme a fait condamner le patron d’un salon de coiffure, jugé responsable d’une décoloration ratée. La plaignante, indemnisée à hauteur de 13000 €, est restée chauve un an et demi en raison de ses brûlures.




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C’est un jugement qui va faire du bruit dans le monde de la coiffure. Un coiffeur de La Roche-sur-Foron, une petite cité médiévale de Haute-Savoie, a été condamné par le tribunal de Bonneville à verser près de 13000 € de dommages et intérêts à une cliente victime d’une décoloration ratée. Un loupé qui a eu de graves conséquences puisque Annick Savaglio a eu le cuir chevelu brûlé et est restée chauve pendant un an et demi.

Le 26 février 2009, cette mère de famille de 44 ans se rend comme chaque mois chez son coiffeur pour une décoloration des racines. Elle, qui est naturellement brune, adore en effet s’afficher en blond platine. « Ce jour-là, ma coiffeuse habituelle m’a proposé une nouvelle méthode pour, a-t-elle dit, activer plus rapidement, raconte Annick. Elle m’a appliqué le produit décolorant et m’a enveloppé la avec du papier aluminium. Ce casque d’aluminium a agi comme un effet de serre. Au bout de cinq minutes, j’ai ressenti une brûlure intense sur tout le crâne. C’était atroce. J’ai crié : Au secours. La coiffeuse s’est précipitée pour m’arracher le papier d’aluminium. Ma tête fumait comme un gâteau qui sort du four. La plupart de mes cheveux sont partis avec l’aluminium. Et ceux qui restaient ont fini dans le siphon du lavabo. Quand je me suis regardée dans la glace, je ne me suis pas reconnue. J’étais en état de choc. »

Brûlée au premier degré sur la majeure partie du crâne, la malheureuse doit raser les quelques mèches qui ont échappé au désastre pour pouvoir mettre une perruque. « Je suis serveuse dans un bar-restaurant. Il était impensable pour moi de rester chauve », justifie-t-elle. Un traitement pour soigner son cuir chevelu se révèle nécessaire, qui l’oblige à ôter sa perruque. « J’ai subi des railleries. On m’a traitée de Tête de piaf, de Kojak. Cela a été très dur à vivre. J’ai dû prendre des antidépresseurs. Je ne dormais plus la nuit. Dès que je fermais (...)Lire la suite de l'article sur Leparisien.fr

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