• La question de notre internaute :

    J'ai 20 ans mais je me sens vieille. Je n'aime pas les boîtes de nuit, je n'aime pas les soirées beuveries, je n'aime pas les flirts sans intérêt. Tous mes amis me disent que je suis une "vieille". Est-ce que je suis normale ?

    Ce qu'en dit Sarah :

    Prenons les choses dans l'ordre.
    D'abord, en retournant votre question. Pourquoi diable faudrait-il forcément associer la jeunesse aux boîtes de nuit, aux soirées où tout le monde finit ivre mort ou aux « flirts sans intérêt » ? Être jeune, est-ce forcément devoir, comme on dit, être « torché » à chaque soirée ? Devoir « rouler des pelles » à un maximum de gens, même ceux qu'on ne trouvent pas forcément intéressants ? S'obliger à aller en boîte si on n'aime pas ça ? Il y a mille et une façons de vivre pleinement sa jeunesse, de se sentir vivant, de s’enivrer d'expériences exaltantes sans forcément passer par ces cases-là. Certains dîners en petit comité peuvent être bien plus intenses qu'une soirée en

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  • La question de notre internaute :

    J'aimerais ne jamais avoir à sortir de chez moi. Je trouve les gens grossiers, bruyants, impolis. Je me sens bien mieux à la maison. Mais j'ai peur qu'à force cela ne m'aide pas vraiment à accepter les autres et à m'ouvrir.

    Ce qu'en dit Sarah :

    Votre question ne doit pas être prise à la légère. Dans ce que vous ressentez, le dégoût et le mépris du dehors est très palpable. La première question que je vous poserais, si je vous recevais en entretien serait la suivante : depuis quand est-ce le cas ? Depuis quand ressentez vous cette inquiétude vis-à-vis des bruits du dehors (les autres sont « bruyants », ces bruits vous agressent) ? Depuis quand le monde extérieur vous dégoûte-t-il à ce point ?

    Votre rejet si massif des interactions sociales avec autrui (« j'aimerais ne jamais avoir à sortir de chez moi ») cache peut-être ce que l'on appelle une phobie sociale ou bien une détresse plus archaïque encore, où vous vivez l'autre et le dehors, comme l'ennemi.

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  • La question de notre internaute :

    J'adore la télé-réalité. Je regarde toutes les émissions, je n'en loupe aucune. Mon copain trouve ça affligeant et n'arrête pas de critiquer les programmes que je regarde. J'ai l'impression qu'il me trouve idiote. Comment réagir ?

    Ce qu'en dit Sarah :

    Comment réagir ? Peut-être en commençant par vous demander ce que vous trouvez de si satisfaisant dans la « réalité » fictionnée et scénarisée de ces émissions, que vous n'avez pas chez vous, quand la télévision est éteinte.

    Ne « louper aucune de ces émissions », comme vous dites, doit vous prendre un certain temps chaque jour. C'est donc autant de temps que vous passez sur votre canapé, face à la télévision, sans faire autre chose. Ou bien, à la place d'autre chose ? Si vous ne loupez rien de ces émissions, il est possible que vous « loupiez » d'autres choses de votre existence.

    Au hasard : quand vous regardez ces émissions, que votre copain n'aime pas regarder avec vous, vous ne le regardez pas, lui.

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  • La question de notre internaute :

    Mon physique change. On m'a toujours dit que j'étais une jolie fille, mais depuis que j'ai passé la trentaine j'ai l'impression de changer. Je ne me sens plus aussi bien dans ma peau qu'avant. Comment se faire à l'idée que l'on vieillit et qu'on ne peut rien y faire ?

    Ce qu'en dit Sarah :

    Et avant de « passer la trentaine », comme vous dites, vous n’aviez pas cette impression de changer ? Pourtant, chaque jour, nous vivons, et parce que nous vivons, nous évoluons, nous nous transformons. Notre corps change en fonction de notre hygiène de vie, des événements qui nous affectent (une grossesse, un deuil…), mais aussi, c’est juste, en fonction de notre âge. Vous n’êtes pas la même physiquement que quand vous aviez cinq ans. Et vous n’êtes pas la même aujourd’hui que celle que vous serez dans cinq ans.

    Oui, nous vieillissons, et nous ne pouvons rien faire au fait que nous naissons un jour et que nous mourrons un jour. Être pris dans ce flux irrémédiable du

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  • La question de notre internaute :

    Je ne pleure jamais. A l'enterrement de mon père, je n'ai pas versé une larme alors que tous mes frères et sœurs se sont effondrés. Cela ne m'empêche pas de ressentir de la peine, mais je ne pleure pas. Suis-je normale ?

    Ce qu'en dit Sarah :

    Il n'y a pas une seule et unique façon de réagir à un deuil qui serait la bonne façon, la façon « bien comme il faut », la façon présentable aux yeux des autres, la façon « normale ». Vous avez eu votre façon de réagir à la perte de votre père. Vos frères et sœurs ont eu la leur. Votre chagrin est moins « visible », moins « bruyant », moins extériorisé. Mais il est sans doute au moins tout aussi profond.

    Ces façons différentes de réagir à la mort d'un très proche racontent quelque chose de l'histoire de votre famille. C'est sur ce point-là qu'il vous faut peut-être vous interroger, progressivement, à votre rythme. Quelle place accorde-t-on  aux émotions, aux affects dans votre famille ?  Pleure-t-on beaucoup, dans

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  • La question de notre internaute :

    Ma belle-mère est manipulatrice. Elle ne cesse de profiter de la gentillesse de mon compagnon pour obtenir des choses. Dernièrement, il lui a même offert un voyage parce qu'elle n'arrêtait pas de se plaindre qu'elle avait besoin de soleil et de repos. Mon compagnon n'est pas dupe, mais il ne peut s'empêcher de plier aux quatre volontés de sa mère. Comment peut-elle se comporter comme ça ?

    Ce qu'en dit Sarah :

    A quand remonte le dernier cadeau que vous a fait votre compagnon ? Voulez-vous dire que vous, vous ne profitez pas assez de sa gentillesse à lui ? Ou qu'il ne vous laisse pas l'occasion de pouvoir en profiter comme elle en profite ? Derrière cette question, délibérément provocatrice, une réalité, dont vous souffrez : l'objet de votre amour (votre compagnon) est mis, par une autre femme que vous (votre belle-mère) dans une position qui vous choque, vous attriste, et vous met en colère. Lorsqu'il interagit avec cette femme, sa mère, vous le

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  • La question de notre internaute :

    Je bois tous les jours un ou deux verres de vin en rentrant du travail. Suis-je alcoolique ?

    Ce qu'en dit Sarah :

    Vous connaissez l'adage : un verre ça va, trois verres...  Pour se détendre après le travail, certains prennent un bain chaud, d'autres regardent la télé, d'autres font l'amour, d'autres lisent, d'autres font du sport. Vous, vous vous autorisez « un ou deux verres de vin ».  Pourquoi pas...

    En soi, si vous n'avez pas de problèmes de santé particuliers, ne prenez pas de médicaments à ne surtout pas mélanger avec de l'alcool, certains vous répondront que, non, la quantité n'est pas suffisamment importante pour mettre en péril votre santé. On trouve même des études qui disent qu'un verre de vin rouge par jour est bon pour le système cardiovasculaire. D'autres scientifiques seront plus sévères car ils estiment, études scientifiques à l'appui, qu'une consommation quotidienne d'alcool majorerait le risque de développer certains cancers. Les

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  • La question de notre internaute :

    Depuis quelques années, je ne peux m’empêcher de voler des petites babioles dans les magasins (principalement du maquillage). Pourtant, je gagne ma vie décemment, mais je ne peux m’empêcher d’avoir ce frisson qui m’excite quand je passe à la caisse… Suis-je kleptomane ? Que faire ?

    Ce qu'en dit Sarah :

    Que faire, demandez-vous ?

    Tout d'abord, prenez le temps de réfléchir aux questions ci-dessous. Vous pourrez ensuite en parler au psychothérapeute de votre choix. Car la kleptomanie est toujours le signe d'une souffrance profonde, qu'il ne faut pas négliger. Votre kleptomanie c'est, comme on dit, l'arbre qui cache la forêt.

    La première chose qui arrête l'attention dans votre courrier, c'est que vous mentionnez que vous volez dans les magasins depuis quelques années. Depuis quand exactement ? S'est-il, à cette période-là de votre vie, passé quelque chose de particulier ?

    « Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? »

    La

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  • La question de notre internaute :

    J’ai 28 ans et je suis amoureuse de mon cousin. Je crois que lui aussi, mais nous n’arrivons pas à passer le cap, est-ce si mal ?

    Ce qu'en dit Sarah :

    S'il est interdit d'épouser sa mère, son père, sa sœur, son frère, sa tante ou son oncle, un de ses beaux-parents, son gendre ou sa belle-fille, le code civil français n'interdit pas le mariage entre cousins – y compris lorsqu'il s'agit de cousins germains. Néanmoins, les relations amoureuses entre cousins sont, dans l'imaginaire social, associées au tabou de l'inceste, a fortiori lorsqu'il s'agit de cousins germains. Elles sont, aussi, fortement réprouvées depuis qu'au XIXe siècle,  toute une littérature scientifique pose le postulat que la procréation consanguine induit, chez les enfants issus de ces unions, des tares génétiques défavorables.

    La rubrique « question psy » est un espace où chacun, quel qu'il soit, peut venir déposer une parole, une question, sans crainte d'être jugé.  Et il importe que

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  • La question de notre internaute :


    Je travaille dans un magasin de vêtements et l’une de mes collègues me pourrit la vie. Après avoir été ma « meilleure amie » pendant un moment, elle a décrété qu’elle me détestait et s’amuse à liguer tout le monde contre moi. Je me sens isolée et perdue, que faire ?


    Ce qu'en dit Sarah :


    Vous posez dans votre courrier la difficile question des relations professionnelles dans lesquelles les affects viennent se glisser de façon démesurée, alors que ce n'est ni le lieu, ni le cadre. Reprenons point par point.

    Acte 1 : cette collègue devient votre "meilleure amie". Vous l'adorez. Elle vous adore. Vous riez ensemble et nouez une complicité qui, de fait, contribue à vous faire aimer votre lieu de travail. Et sans doute lui racontez-vous et/ou vous raconte-t-elle ce que l'on raconte à une meilleure amie mais ce qu'on ne devrait jamais raconter dans le cadre professionnel (problèmes familiaux, conjugaux, etc...). Qu'est-ce qui a fait que cette
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