• La question de notre internaute :

    Je suis tombée amoureuse d'un homme plus âgé. Même si je l'aime, je n'assume pas cette relation et j'ai beaucoup de mal à en parler à mes proches. J'ai peur qu'on me juge. Je pense que cela le rend malheureux à force. Est-ce que je devrais le quitter ?

    Ce qu'en dit Sarah :

    Ce qui est certain c’est que cette relation avec cet homme convoque en vous quelque chose de très infantile : vous avez besoin de demander la permission d’aimer et, corrélativement, d’être aimée. « Qu’en pensez-vous devrais-je le quitter ? », « que vont penser mes proches ? », « que vont penser les gens dans la rue ou au restaurant ? ». Or, vous n’êtes pourtant plus une enfant. Vous avez donc, en théorie, tout à fait passé l’âge de devoir demander la permission à qui que ce soit avant d’agir.

    S’est-on déjà, par le passé, quand vous étiez toute jeune, lorsque pour la première fois, vous avez eu, à l’école ou au lycée, le béguin pour quelqu’un, déjà moqué de vous ?

    Autre point : vous

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  • La question de notre internaute :

    Je passe mon temps sur Facebook. Chaque fois que je mets un statut en ligne ou une nouvelle photo, je scrute le moindre "like" et guette chaque commentaire avec impatience. Mon petit-ami me dit qu'il en a marre et que je suis trop accro. Est-ce qu'il peut avoir raison ?

    Ce qu'en dit Sarah :

    A la naissance, le premier miroir que l'enfant rencontre c'est, à moins de n'être pas élevée par elle, le visage de sa mère. Tenant son enfant dans les bras, la mère sourit, le regarde, interagit avec lui et c'est parce qu'elle interagit avec lui que l'enfant va, progressivement, apprendre à communiquer de façon de plus en plus fine et précise, pour se faire comprendre, et comprendre le monde. Mais vient le jour où un enfant a suffisamment grandi pour ne plus avoir besoin, à chaque instant de sa vie, du regard aimant de ses parents et de leur approbation.

    Facebook est cet immense miroir où chacun, à coup de statuts, de photos, de selfies ou de commentaires, peut se

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  • La question de notre internaute :

    J'ai constamment peur de développer une maladie grave. Je traîne souvent sur les forums de santé en ligne, et j'ai chaque fois l'impression de me reconnaître dans les symptômes des maladies. Cela occasionne pas mal d'angoisses. La peur de la maladie m'obsède. Comment vivre plus sereinement ?

    Ce qu'en dit Sarah :

    Avoir peur de tomber malade est une chose tout à fait normale. Mais ça n'est pas votre cas : votre peur est devenue une obsession constante, qui ne vous lâche pas, au point de régenter toute votre vie.

    1. êtes-vous préoccupée par la crainte d'avoir une maladie grave au point d'interpréter sans cesse à tort et à travers vos moindres petits bobos (maux de tête, maux de ventre, etc) ?

    2. votre angoisse persiste-t-elle même après avoir été chez le médecin et avoir fait un bilan médical rassurant ?

    3. vos angoisses concernant la peur de la maladie nuisent-elles à la qualité de votre vie sociale, familiale et amoureuse ?

    4. Ces angoisses sont-elles

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  • La question de notre internaute :

    J'ai 20 ans mais je me sens vieille. Je n'aime pas les boîtes de nuit, je n'aime pas les soirées beuveries, je n'aime pas les flirts sans intérêt. Tous mes amis me disent que je suis une "vieille". Est-ce que je suis normale ?

    Ce qu'en dit Sarah :

    Prenons les choses dans l'ordre.
    D'abord, en retournant votre question. Pourquoi diable faudrait-il forcément associer la jeunesse aux boîtes de nuit, aux soirées où tout le monde finit ivre mort ou aux « flirts sans intérêt » ? Être jeune, est-ce forcément devoir, comme on dit, être « torché » à chaque soirée ? Devoir « rouler des pelles » à un maximum de gens, même ceux qu'on ne trouvent pas forcément intéressants ? S'obliger à aller en boîte si on n'aime pas ça ? Il y a mille et une façons de vivre pleinement sa jeunesse, de se sentir vivant, de s’enivrer d'expériences exaltantes sans forcément passer par ces cases-là. Certains dîners en petit comité peuvent être bien plus intenses qu'une soirée en

    En lire plus »de J’ai 20 ans mais je me sens vieille
  • La question de notre internaute :

    J'aimerais ne jamais avoir à sortir de chez moi. Je trouve les gens grossiers, bruyants, impolis. Je me sens bien mieux à la maison. Mais j'ai peur qu'à force cela ne m'aide pas vraiment à accepter les autres et à m'ouvrir.

    Ce qu'en dit Sarah :

    Votre question ne doit pas être prise à la légère. Dans ce que vous ressentez, le dégoût et le mépris du dehors est très palpable. La première question que je vous poserais, si je vous recevais en entretien serait la suivante : depuis quand est-ce le cas ? Depuis quand ressentez vous cette inquiétude vis-à-vis des bruits du dehors (les autres sont « bruyants », ces bruits vous agressent) ? Depuis quand le monde extérieur vous dégoûte-t-il à ce point ?

    Votre rejet si massif des interactions sociales avec autrui (« j'aimerais ne jamais avoir à sortir de chez moi ») cache peut-être ce que l'on appelle une phobie sociale ou bien une détresse plus archaïque encore, où vous vivez l'autre et le dehors, comme l'ennemi.

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  • La question de notre internaute :

    J'adore la télé-réalité. Je regarde toutes les émissions, je n'en loupe aucune. Mon copain trouve ça affligeant et n'arrête pas de critiquer les programmes que je regarde. J'ai l'impression qu'il me trouve idiote. Comment réagir ?

    Ce qu'en dit Sarah :

    Comment réagir ? Peut-être en commençant par vous demander ce que vous trouvez de si satisfaisant dans la « réalité » fictionnée et scénarisée de ces émissions, que vous n'avez pas chez vous, quand la télévision est éteinte.

    Ne « louper aucune de ces émissions », comme vous dites, doit vous prendre un certain temps chaque jour. C'est donc autant de temps que vous passez sur votre canapé, face à la télévision, sans faire autre chose. Ou bien, à la place d'autre chose ? Si vous ne loupez rien de ces émissions, il est possible que vous « loupiez » d'autres choses de votre existence.

    Au hasard : quand vous regardez ces émissions, que votre copain n'aime pas regarder avec vous, vous ne le regardez pas, lui.

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  • La question de notre internaute :

    Mon physique change. On m'a toujours dit que j'étais une jolie fille, mais depuis que j'ai passé la trentaine j'ai l'impression de changer. Je ne me sens plus aussi bien dans ma peau qu'avant. Comment se faire à l'idée que l'on vieillit et qu'on ne peut rien y faire ?

    Ce qu'en dit Sarah :

    Et avant de « passer la trentaine », comme vous dites, vous n’aviez pas cette impression de changer ? Pourtant, chaque jour, nous vivons, et parce que nous vivons, nous évoluons, nous nous transformons. Notre corps change en fonction de notre hygiène de vie, des événements qui nous affectent (une grossesse, un deuil…), mais aussi, c’est juste, en fonction de notre âge. Vous n’êtes pas la même physiquement que quand vous aviez cinq ans. Et vous n’êtes pas la même aujourd’hui que celle que vous serez dans cinq ans.

    Oui, nous vieillissons, et nous ne pouvons rien faire au fait que nous naissons un jour et que nous mourrons un jour. Être pris dans ce flux irrémédiable du

    En lire plus »de Mon physique change… Comment s’y faire ?
  • La question de notre internaute :

    Je ne pleure jamais. A l'enterrement de mon père, je n'ai pas versé une larme alors que tous mes frères et sœurs se sont effondrés. Cela ne m'empêche pas de ressentir de la peine, mais je ne pleure pas. Suis-je normale ?

    Ce qu'en dit Sarah :

    Il n'y a pas une seule et unique façon de réagir à un deuil qui serait la bonne façon, la façon « bien comme il faut », la façon présentable aux yeux des autres, la façon « normale ». Vous avez eu votre façon de réagir à la perte de votre père. Vos frères et sœurs ont eu la leur. Votre chagrin est moins « visible », moins « bruyant », moins extériorisé. Mais il est sans doute au moins tout aussi profond.

    Ces façons différentes de réagir à la mort d'un très proche racontent quelque chose de l'histoire de votre famille. C'est sur ce point-là qu'il vous faut peut-être vous interroger, progressivement, à votre rythme. Quelle place accorde-t-on  aux émotions, aux affects dans votre famille ?  Pleure-t-on beaucoup, dans

    En lire plus »de Je ne pleure jamais, suis-je normale ?
  • La question de notre internaute :

    Ma belle-mère est manipulatrice. Elle ne cesse de profiter de la gentillesse de mon compagnon pour obtenir des choses. Dernièrement, il lui a même offert un voyage parce qu'elle n'arrêtait pas de se plaindre qu'elle avait besoin de soleil et de repos. Mon compagnon n'est pas dupe, mais il ne peut s'empêcher de plier aux quatre volontés de sa mère. Comment peut-elle se comporter comme ça ?

    Ce qu'en dit Sarah :

    A quand remonte le dernier cadeau que vous a fait votre compagnon ? Voulez-vous dire que vous, vous ne profitez pas assez de sa gentillesse à lui ? Ou qu'il ne vous laisse pas l'occasion de pouvoir en profiter comme elle en profite ? Derrière cette question, délibérément provocatrice, une réalité, dont vous souffrez : l'objet de votre amour (votre compagnon) est mis, par une autre femme que vous (votre belle-mère) dans une position qui vous choque, vous attriste, et vous met en colère. Lorsqu'il interagit avec cette femme, sa mère, vous le

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  • La question de notre internaute :

    Je bois tous les jours un ou deux verres de vin en rentrant du travail. Suis-je alcoolique ?

    Ce qu'en dit Sarah :

    Vous connaissez l'adage : un verre ça va, trois verres...  Pour se détendre après le travail, certains prennent un bain chaud, d'autres regardent la télé, d'autres font l'amour, d'autres lisent, d'autres font du sport. Vous, vous vous autorisez « un ou deux verres de vin ».  Pourquoi pas...

    En soi, si vous n'avez pas de problèmes de santé particuliers, ne prenez pas de médicaments à ne surtout pas mélanger avec de l'alcool, certains vous répondront que, non, la quantité n'est pas suffisamment importante pour mettre en péril votre santé. On trouve même des études qui disent qu'un verre de vin rouge par jour est bon pour le système cardiovasculaire. D'autres scientifiques seront plus sévères car ils estiment, études scientifiques à l'appui, qu'une consommation quotidienne d'alcool majorerait le risque de développer certains cancers. Les

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