Le blog de Gonzo

Pas de règle pour la liberté

Beggars Banquet par Ronnie Wood

A quoi peut bien servir la sexo à part remplir facilement les pages des magazines et se rassurer ? C'est pénible d'expliquer qu'on doit faire çi, faire ça, y'a peut-être plus simple et finalement plus glamour que de positionner ses doigts à tant de centimètres pour trouver le point G (c'est la non-info à la mode en ce moment). Alors au lieu de jouer les experts, on devrait peut-être revenir à l'essentiel, l'animalité, redevenir sauvage, faire l'amour comme on va à la guerre.

Il n'y a pas de règle quand on nage dans la liberté, et faire l'amour est bien un des derniers endroits où elle peut s'exprimer. Alors laissez-lui cette chance, oubliez les bons conseils des sexologues, les analyses bidons sur la pseudo influence du porno sur votre vie sexuelle et les journalistes en manque d'inspiration. Il n'y a pas recette, il n'y en a jamais eu, il y a juste des expériences et des envies ; des besoins et des désirs. Le lit est un champ de bataille, montez la musique, qu'explosent les couleurs sur les murs de vos chambres, qu'une vague de plaisir submerge vos corps.

On se pose trop de questions sur les normes et les pratiques liées au sexe, la seule règle est celle du respect de l'autre, l'unique conseil est de penser au plaisir de l'autre avant le sien. Le reste s'appelle l'alchimie et sa formule ne peut pas être dévoilée, désolé.

C'est en multipliant les essais qu'on apprend, c'est en se trompant qu'on découvre, si on arrive avec un schéma bien précis en tête, on est quasi sûr de se planter, aucune fille ne réagit pareil, aucun mec n'est une machine. Les conseils sexo, je sais pas bien à quoi ça peut servir à part se rassurer. Personnellement ça m'ennuie plus qu'autre chose, j'ai jamais reproduit ce que j'ai lu ou vu, j'ai toujours fait comme bon me semblait, et ça va, je pense avoir une vie sexuelle normale et épanouie. J'ai juste en tête cette envie de liberté, de lui faire une place dans ma vie, de lui offrir un champ d'expression.

Alors, jouissons, oublions notre tête, laissons parler nos corps avant que la normalité nous anesthésie.