Le blog de Gonzo

Le top 3 des techniques pour qu’on nous laisse dormir

Être célibattant est un combat de tous les jours : quand on choisit d'être seul mais bien accompagné, on doit se battre pour sa liberté et cela commence dès le matin. On n'est pas des monstres sans coeur, on a juste besoin d'être seuls. Voici donc les trois techniques infaillibles pour nous laisser (dormir) en paix.

"J'ai fait l'amour, j'ai fait le mort"

C'est une interprétation personnelle de cette phrase d'Alain Bashung dans La Nuit Je Mens mais peut-être bien qu'il pensait à la même chose. Les animaux connaissent bien cette technique : pour éviter d'être dérangé par un ennemi qui rode, ils font le mort. Dans un lit c'est assez simple, suffit de faire semblant de dormir, sans se marrer, ni grogner. C'est la technique la plus facile et la plus efficace, faut juste être patient et attendre que la personne en ait marre et parte. En toute logique, la semaine le problème ne se pose pas tellement (si personne n'est au chômage), c'est le week-end qu'il faut la jouer fine, car on peut vite tomber dans le marathon de sommeil, et quand on n'a plus envie de dormir c'est une tannée. Si malheureusement cette technique ne fonctionne pas, il faut passer à la technique du travail.

Le travail, c'est la santé

Parade infaillible et souvent vraie, se trouver du travail en retard (difficile de faire passer ça quand on est salarié, mais bon, inventez-vous un taff en freelance si besoin, une carte d'anniversaire à écrire, des mails à envoyer, enfin une activité pénible à faire). Ça demande un minimum d'acting mais le jeu en vaut la chandelle, il faut se lever l'air un peu contrarié par un truc, répondre très sérieusement à la question "Qu'est-ce qu'il y a ?" par  "Non rien, j'ai trop de taff en retard, c'est l'enfer", puis allumer son ordi en gardant cet air mi-concentré / mi-énervé qui pose une atmosphère impropre à toute sensualité, tout en gardant le sourire (c'est dur le travail, mais on garde le moral). Il faut par contre tenir cette tête sans rire pendant quelques dizaines de minutes, et s'inventer une occupation, autre que traîner sur Facebook. Si ça ne marche pas, vous êtes face à un sérieux problème qu'on appelle une sangsue. Pas que les relations humaines vous angoissent, plutôt que vous préférez rester seul(e) pour toutes les raisons possibles et imaginables et c'est très bien comme ça.

Fuyez !

Pour combattre une sangsue, il faut déserter. Il y a quelqu'un de certes sympathique sur votre territoire, mais qui bouffe votre espace de vie ; on partagera ces petits moments une autre fois, maintenant il faut vous laisser seul, c'est important : partez. Prenez vos affaires, et tirez-vous le plus loin possible, inventez-vous des rendez-vous, faites le tour du pâté de maisons, allez acheter des trucs. Laissez le champ de bataille vide, personne n'osera y rester de toute façon. Ça sous-entend que vous soyez lavé, habillé, et prêt à perdre du temps, mais il en va de la survie de votre intimité.