Ça suffit, les it girls

La Fashion Week est finie mais je n'ai pas encore dit mon dernier mot. En fait, j'ai un truc qui me trotte dans la tête depuis quelques semaines de la mode et je me dit qu'il vaut mieux en parler plutôt que de ruminer toute seule dans mon coin et devenir aigrie, ridée et désagréable.

Alors voilà, je vous le dit, je trouve que les it girls, c'est comme les doudounes longues, on n'en veut plus, on s'est lassés, elles sont passées de mode et si j'étais d'humeur un peu désagréable aujourd'hui je dirais même qu'elles sont ringardes et ennuyeuses. Ouais.

Alexa Chung, it girls british depuis trop longtemps

On a viré (enfin presque, on essaye en tout cas) les hipsters et leurs looks faussement crado et vraiment prétentieux, parce qu'on en a eu marre, on les avait trop vu et que le web s'est chargé de les achever. Au tour des it girls maintenant.

Elles sont jolies hein, je dis pas, elles font bien aux premiers rangs des défilés et puis elles sont sympas, elles disent toujours : " *insérer le nom d'un créateur* is a genius. I mean seriously, the show was perfection, as always, and I want all of it in my wardrobe ! " *

* Traduction (bah oui désolée j'étais obligée de le dire en anglais, parce que les it girls parlent forcément anglais, souvent avec un accent british, italien ou français, enfin trop trop mignon, puisque qu'elles s'adressent à la presse internationale, au monde quoi) : " *insérer le nom d'un créateur* est un génie. Enfin j'veux dire, sérieusement, le défilé était parfait, comme toujours, et je veux toutes les pièces dans mon armoire ! "

Le pire, c'est qu'elle savent très bien que c'est ce qui va se passer : toutes les pièces ou presque atterriront dans leur armoire (si vous sentez une légère pointe de jalousie mal placée dans les quelques dernières lignes, vous vous trompez complètement, mais alors vraiment complètement).

Olivia Palermo, it girl de profession

J'en peux plus. Quitte à lire les papiers sur les premiers rangs des défilés, décrypter des looks ou feuilleter la presse à scandales, je veux des vraies paillettes, du glam' inaccessible, des actrices incroyables qui jouent l'hystérie à la perfection, qui nous font pleurer à la télé, des mannequins que l'on n'aime pas beaucoup parce qu'elles sont bien trop belles pour être vraies et qu'elles se permettent de dire des trucs comme "Franchement, je mange des hamburgers 6 fois par semaine, je déteste le sport et mon péché mignon, c'est le gras mais bon, Dieu m'a faite ainsi !", ou même des acteurs pour qui on quitterait son mec et même ses enfants si l'occas' se présentait. Voilà, je veux du rêve à l'américaine, du talent, de la folie, de la beauté, du décadent. Pas des nanas avec la raie au milieu, le cheveu filasse, le sourire inexistant, porte-manteaux mondains pour fringues de créateurs plus que porte-paroles, sans talent particulier (c'est-à-dire qu'elles sont en même temps mannequin, actrice, DJ et égérie) basées entre Paris, Milan, Londres et New York. Ça suffit, Alexa Chung, Olivia Palermo, sœurs Delevingne, Margherita Missoni & co, ça suffit.

Margherita Missoni, la plus lookée des it girls

Bon ben, j'étais définitivement d'humeur désagréable aujourd'hui.

(Surtout que tout n'est pas vrai, Margherita Missoni, je l'adore, c'est mon icône de style, inégalée à ce jour.)