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Savoir décrypter les additifs sur les étiquettes

TENDANCE. Aujourd’hui, il existe plus de 300 additifs alimentaires utilisés en France. Comment les déchiffrer et quels effets ont-ils ?

Mentionner les additifs sur les étiquettes des produits est obligatoire. Ils sont présentés soit en toutes lettres (ex : bicarbonate de sodium), soit par un code commençant toujours pas E (ex : E440). Les additifs servent à améliorer la conservation d’un produit, colorent les aliments, renforcent leur goût ou évitent l’oxydation. Ils sont utilisés en petites quantités et sont régulièrement contrôlés afin d’éviter tout effet néfaste sur notre organisme. Mais savons-nous exactement ce que l’on mange et ce que l’on risque ? Des études sur l’homme ont montré que la consommation d’additifs alimentaires peut avoir des effets sur la santé.

© Audrey Birles

Parmi les additifs les plus courants, on retrouve :

Les colorants (E100…)

Ils servent à rendre les denrées plus appétissantes en rétablissant la couleur d’un aliment ou en la renforçant par exemple. Ils sont utilisés dans bon nombre d’aliments industriels notamment les desserts, on en retrouve dans les boissons sucrées, les margarines, les confiseries… Parmi eux, il y a le rouge de betterave (E162), le jaune orangé (E110), le caramel (E150). Certains colorants peuvent provoquer des réactions allergiques chez certaines personnes prédisposées (E102 tartrazine – E120 cochenille – E123 amarante).

Les anti-oxydants (E 300…)

Ils sont utilisés pour prévenir l’oxydation de certains aliments (fruits et légumes, viandes…). On les retrouve dans les jus de fruits, les légumes en conserve, les potages déshydratés, les céréales, les graisses et les huiles… Les plus courants sont l’acide ascorbique (E300) et l’acide citrique (E330) pour les fruits et légumes.

Les conservateurs (E 200…)

Ils évitent l’altération rapide des aliments (bactéries, moisissures, levures). Ils sont employés dans les aliments cuits, le vin, le fromage, la charcuterie… Pour les fruits secs, on utilise les dioxydes de soufre et sulfites (E220-228) ; pour le pain et les aliments cuits (propionate de calcium E282) et pour la charcuterie (sels de sodium et de potassium E249-252).

Les agents de texture (E 400…)

Ils contribuent à rendre les aliments plus consistants qu’ils ne le sont en réalité ; ils maintiennent les mélanges eau/graisses stables et donnent du moelleux. Parmi eux, on peut citer l’agar agar (E406), la lécithine (E322), la gomme de guar (E412), la pectine (E440)… On les retrouve dans les sauces industrielles, les plats préparés, les matières grasses allégées, les glaces… Certains additifs de la catégorie E400 peuvent provoquer des flatulences et des désordres intestinaux.

Les exhausteurs de goût (E 600… et autres)

Ils augmentent « l’intensité de la perception du goût ou de l’odeur » d’une denrée. Parmi eux se trouvent le glutamate monosodique (E621), le monoglutamate de sodium et ses dérivés (E620 à E625), l’acide lactique (E270), l’aspartame (E951 ou sous la mention « contient une source de phénylalanine »)… On les retrouve dans les chips et biscuits apéritifs, les produits asiatiques, les bouillons en cube, les chewing gums… La famille des E620 est autorisée en France mais avec certaines limites de dosage et l’aspartame fait aujourd’hui l’objet d’études et de polémiques (certains chercheurs le considèrent comme cancérigène).

Source : l’EUFIC le conseil européen de l’information sur l’alimentation