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Mode d’emploi d’un bon café au bureau

TENDANCE. En arrivant au bureau, en début de réunion, après la pause-déjeuner, en calant devant un dossier urgent… Au bureau, ce petit « coup de fouet » réconfortant crée aussi du lien social. Pour vous assurer un bon café, voici quelques conseils. Au préalable, un petit état des lieux s'impose.

En France, 72% de la population consomme du café chaque jour (source : mon-cafe.fr). Selon une étude réalisée par Starbucks, 72% des Français déclarent avoir plus de mal à se passer de café que de Facebook ou Twitter. Le chouchou des amateurs de café ? L'Espresso.

© Ludivine

Pas celui de la machine à café

Entre les stages et les différents jobs dans des rédactions, je peux dire que je n'ai jamais goûté un bon café à la machine à café de l'entreprise. Et d'ailleurs, aucun collègue ne m'y a encouragée le premier jour de travail. « Bon, tu verras, le café n'est pas top ». En effet, trop amer, insipide… on ne va pas à la machine au bout du couloir pour déguster un bon Arabica. La machine, c'est une aire d'autoroute où on croise les collègues des différents services. On fait une pause, on écoute les derniers potins, l'angine de la petite, les prochaines vacances en Italie… L'air un peu terne en touillant la boisson chaude (brûlante parfois) dans son gobelet en plastique. Mais on ne renierait cette balade pour rien au monde : « la pause café, c'est sacré ! » pas pour le plaisir gustatif donc mais pour un peu de chaleur humaine !

Pas celui de la machine à filtre/capsules du bureau

S'il n'y a pas de machine à café dans la société, il y aura forcément une machine à filtre achetée grâce à la caisse commune. Une personne (comptable, secrétaire… bref quelqu'un d'organisé avec une conscience de banquier) est chargée de collecter les dosettes ou les paquets de café moulu. Mais là, vous êtes soumis au goût (ou à la radinerie ?) de vos collègues et la qualité du café acheté n'est pas égale ! Le hic (et c'est partout pareil, pas vrai ?), c'est que ce sont toujours les mêmes qui ramènent du café. « Ah mince, j'ai oublié », « euh, la semaine prochaine promis ». Ceux-là n'hésitent pas à mendier une de vos dosettes par heure, l'œil humide, la lèvre tremblante. L'autre hic : la personne qui prépare le café ne sait pas utiliser une machine à filtre et vous avez le choix entre du jus de chaussette ou un détartrant bien amer qui vous scotche sur votre chaise à roulettes.

© C. Lebrun

Investir dans du bon café

Demandez au service comptable de négocier un budget « café ». Ah, ça va jaser mais à bien y réfléchir, le café, synonyme d'accueil et de convivialité, d'énergie et de réconfort, reflète l'image de l'entreprise. Servir un bon café à un client, un fournisseur, ses collaborateurs, c'est assurer une bonne image. Bon, il faudra peaufiner le discours devant le service comptable mais je compte sur vous ! L'idéal serait d'acheter le café en grains (moins cher que le café moulu) et de le moudre au dernier moment (comptez 40 euros). Dans un monde de rêves et de Bisounours, ce serait génial si vous achetiez le café chez un torréfacteur, le meilleur conseiller. Il vous indiquera quelle est la mouture à choisir (c'est essentiel !) en fonction de votre machine à café.

La conservation, étape cruciale

Une fois le café moulu, conservez-le dans une boîte hermétique placée dans le réfrigérateur. Le café absorbe les odeurs du frigo, veillez à ce qu'il soit correctement emballé. Plus vous attendrez avant de le consommer et plus il perdra de son parfum et de sa saveur. N'attendez pas plus d'une semaine !

© C. Lebrun

Pour les machines à capsules : faites un sondage pour sélectionner la marque de café qui plaira au plus grand nombre. Le test pour être sûr d'avoir un bon café ? Le café doit couler (pas en goutte-à-goutte) pendant 25 secondes dans votre tasse à espresso. Pensez à nettoyer régulièrement la machine contre le tartre. Si vous zappez cette étape, votre café deviendra plus gras et forcément, beaucoup moins bon !

Pour les cafetières à filtre : choisissez un café adapté avec une mouture fine. Ces cafetières produiront des cafés plus longs. Sachez que plus un café est long et plus il est chargé en caféine ! On y va donc mollo ! Petite astuce : humidifiez votre filtre à l'eau chaude avant de le remplir de café moulu. Vaporisez également un peu d'eau sur la mouture, et tasse-la, cela permettra de dégager plus d'arômes dans la tasse. Comptez 60 g de café pour 1 litre d'eau (filtrée, c'est mieux). Pour l'entretien, pensez au vinaigre blanc (dilué dans 3/4 d'eau).

Pour les cafetières à piston : ce type de cafetière permet une extraction plus complète des arômes du café. Mieux vaut une mouture de grosseur moyenne ainsi que des grains de café fraîchement moulus. Comptez 20 cl d'eau frémissante pour une cuillère à café (Arabica) et un temps d'infusion de 2 à 3 minutes.

La cafetière italienne (ou la « cafetière Moka ») : avec ce type de cafetière, vous aurez un café plus amer et sans crème. L'avantage est sans conteste son prix, moins cher que les autres types de cafetière. Le souci : le risque de brûler son café. Lorsque l'eau commence à peine à frémir, il est déjà temps de retirer la cafetière du feu. Autre souci au bureau, avoir une gazinière ou une plaque électrique/induction !