Le blog Cuisine de Yahoo Pour Elles

Les alternatives au sucre blanc

TENDANCE. Le sucre blanc raffiné n'est pas forcément un ami : coupable de notre taux de glycémie et d'insuline élevé, de nos poignées d'amour ou de notre vieillissement cellulaire… Une récente étude américaine en rajoute une couche en déclarant qu'un régime riche en sucre de synthèse ralentirait le fonctionnement cérébral et altèrerait la mémoire au long terme. Il existe  plusieurs alternatives au sucre blanc raffiné. On fait le point dans ce post ! Mais comme le sucre, on garde la main légère !

Sirop d'érable © C. Lebrun

Le miel

Il vient en premier à l'esprit lorsque l'on veut alléger son alimentation en sucre. Le miel contient 80% de sucres (fructose et glucose en grande partie) et 20% d'eau. On ne recouvre pas ses céréales de miel, on en met avec parcimonie ! Ses vertus fortifiantes et antiseptiques naturelles sont reconnues. Évidemment, il faut aimer son goût !

Le sirop d'érable

Vous le savez, j'en suis fan. Il faut opter pour un sirop d'érable sans colorant, ni conservateur et arômes ajoutés. Hélas, il possède autant de calories que le sucre mais c'est un excellent antioxydant qui favorise la synthèse cellulaire de la peau, la métabolisation des graisses et lutte contre les allergies. À déguster mais raisonnablement !

Le sirop d'agave

L'une des nouvelles tendances depuis quelque temps en France. Le sirop provient de la sève extraite de la plante « agave » originaire du Mexique. Plus le sirop est opaque et moins il est purifié. Il possède de nombreux atouts : son index glycémique est inférieur à celui du miel et ne provoque pas de « coup de fouet » mais apporte au contraire l 'énergie nécessaire sans bousculer l'insuline. Mais attention ! Son pouvoir sucrant est plus élevé que le sucre blanc. Réduisez de 25% la quantité de sirop d'agave par rapport au sucre blanc.

La stévia

Nouvelle star sur le marché des « autres sucres ». Originaire du Paraguay, les feuilles de stévia sont 300 fois plus sucrantes que le sucre blanc. Mais la stévia apporte zéro calorie ! Le hic : l'extrait de stévia doit être le plus pur possible. Les produits à base de stévia comportent des additifs, il faut donc bien lire les étiquettes. La forme la plus courante de stévia vendue sur le marché est la poudre blanche, obtenue par raffinement. Son petit goût de réglisse ne plaît pas à tous les palais.

© Ludivine

Le rapadura

Dans l'un de ses derniers livres sur les desserts, le chef Alain Ducasse confie son penchant pour ce sucre, le plus brut de la canne à sucre. Il faut 10 litres de jus de sucre de canne pressé pour obtenir 1kg de rapadura. Produit non raffiné, le rapadura est riche en minéraux et en vitamines. Son indice glycémique est bas. Doucement sur le dosage car sa saveur intense rappelle le caramel et la réglisse. Ne vous fiez pas à sa texture humide (c'est de l'eau naturelle), il ne perd pas ses bienfaits.

Les sirops de céréales

Blé, riz, maïs, orge… Issus de céréales fermentées, ces sirops sont faibles en calories mais avec un index glycémique équivalent à celui du glucose. Les saveurs diffèrent en fonction de la céréale. Ils ne s'utilisent pas en pâtisserie car à la cuisson, ils se liquéfient. À tester avec un yaourt !

Le xylitol

Extrait de l'écorce du bouleau, le xylitol est proposé en magasin bio comme édulcorant. Mais il est déjà utilisé dans l'industrie agroalimentaire (dans certains chewing-gums sans sucres par exemple). Son pouvoir sucrant est identique au sucre mais lors de la cuisson, son pouvoir sucrant peut doubler ! Ce qui le rend intéressant, c'est son index glycémique très bas.

Le fructose

C'est le sucre naturel contenu dans les fruits. Son goût est neutre. Il faut diminuer d'un bon tiers le dosage par rapport au sucre blanc. Attention toutefois, une trop grande consommation de fructose favoriserait le stockage des graisses autour des viscères.

L'aspartame

Cet édulcorant artificiel faible en calories (E 951 sur les étiquettes) est remis en question à la suite de plusieurs études qui évoquent son éventuel effet cancérigène après l'avoir testé sur des souris et un possible risque de naissance prématurée (selon une étude de l'American Journal of Clinical Nutrition). Pour le moment, l'aspartame est toujours autorisé. En attendant de nouvelles études, utilisez l'aspartame avec parcimonie.