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Bien choisir son vin au resto

TENDANCE. Les vacances sont terminées, adieu le petit rosé bien frais qui accompagnait vos grillades, les pieds dans l'herbe et le teint abricot. Vous avez repris votre habit de lumière : celui du travail. Au menu : déjeuner d'affaires. Afin d'éviter le piège de la carte des vins, voici quelques conseils !

Qu'il soit informel ou pas, le déjeuner d'affaires se veut plus décontracté qu'une réunion dans les locaux de l'entreprise. Mais sous ses airs faussement « cool », il est un moment important dans la vie active, celui d'une promesse de contrat ou d'alliances. Et comble du stress : le serveur vous a choisi, vous, pour sélectionner le ou les vins du repas. Les mains encore fébriles sur la carte, vous savez qu'un seul faux pas peut changer le cours du repas !

© Ludivine

La carte

Pour les néophytes, la carte des vins est aussi lisible qu'un poème en mandarin. Certes, le restaurant/bistrot classe ses vins généralement par couleurs : rouge, blanc, rosé ou par régions : Bordeaux, Bourgogne, Vallée du Rhône… Pour les novices, cela ne vous apprendra pas grand-chose. Une chose est sûre, avant de choisir le vin, étudiez les commandes de vos convives. Ont-ils pris du poisson ou de la viande, un plat épicé ou sucré-salé ?

Accords simples

On reste dans le basique, le sûr, le déjà approuvé. Inutile de prendre des risques sauf si un des convives propose une alliance met/vin. Laissez réagir les autres invités à la table ! Sinon, commandez du vin blanc sec pour le poisson, les crustacés et la viande blanche et un rouge pour la viande rouge.

La feinte n°1

Si l'établissement emploie un sommelier, vous êtes sauvé(e) ! Laissez-le prendre la main par cette phrase magique : « que me conseillez-vous comme rouge/blanc ? ». Vous déciderez, en fonction du prix de la bouteille.

© C. Lebrun

Le millésime

Il correspond à l'année de récolte et de production du vin. Pour être sûr(e) de choisir un bon millésime, optez pour les années 2000-2005-2010. En rouge, vous trouvez de bons millésimes en 2003-2008 et 2009 ; pour les blancs, 2004 et 2007.

Les prix

De peur de passer pour un(e) radin(e), évitez lors d'un déjeuner d'affaires de choisir le vin le moins cher (je ne parle même pas du pichet maison) et de même avec le vin le plus cher sauf si vous voulez flamber ! Si vous êtes dans une ambiance bistrot, vous pouvez tabler sur des petits prix. Il s'agit normalement de vins jeunes encore parfumés (en rouge : 2009-2010 et en blanc : 2010-2011). Évitez de dépasser les 4 ans pour ce genre de vins. Si vous déjeunez dans un restaurant gastronomique, les vins dépassant les 30 euros sont logiquement des vins de garde. Optez pour des millésimes anciens. Un Château-Neuf —du-Pape de 2009 : zappez ! Pour résumer : prenez un vin en milieu de gamme, vous réduisez les risques de fiasco !

Le serveur approche

Le serveur vous tend la bouteille. Vérifiez l'étiquette d'un air satisfait (vous rassurerez vos convives et vous-même par la même occasion !). On ne vous demande pas une dégustation en règle. Cette étape doit prendre plusieurs secondes (et pas une minute). N'oubliez pas que le serveur et les invités attendent, pendus à vos lèvres ! Tenez le verre par le pied, faites tourner doucement le vin et observez sa couleur, puis portez le verre à vos lèvres. Tranquillisez-vous, on ne vous demande pas de rapport œnologique. Contentez-vous de garder le vin en bouche quelques secondes en le faisant rouler dans tout le palais. Une fois avalé, hochez la tête en direction du serveur. Le signal est donné pour servir les autres convives.