
Presque quatre ans après les dernières révoltes, le Tibet est de nouveau à feu et à flamme.
Mars 2008, le sang, la violence. Le monde avait été étonné de ce début de révolution sur une terre que l’on dit proche des dieux. La répression fut sanglante, avec plus de 200 morts.
2011, une douzaine d’immolations par le feu de moines tibétains. De jeunes moines pour la plupart, 22 ou 23 ans, dont une nonne. Mais l’heure était au printemps arabe révolutionnaire. Et le Tibet est resté verrouillé.
Mars 2012, et déjà plus d’une douzaine de sacrifices depuis le début de l’année. L’Occident n’avait pas vu venir le printemps arabe et au Tibet, depuis ces dernières semaines, une spirale de violence s’est enclenchée, à laquelle les autorités chinoises répondent par l’usage acharné de la violence et par la répression à l’aveugle : arrestations, tirs ciblés, homicides, couvre-feu, entraves à Internet et aux communications téléphoniques, état de siège avec barbelés depuis avril 2011 pour le monastère de
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